20/11/2006

Les communes forestières s'engagent pour
1000 chaufferies bois

Avec le renchérissement des énergies fossiles, notamment pétrole et gaz, le bois fait son retour comme combustible pour la production de chaleur.

Les collectivités s'y intéressent de plus en plus et les communes forestières sont évidemment particulièrement bien placées pour adopter des chaufferies au bois. Pour ces raisons, par l'intermédiaire de la fédération nationale des communes forestières (FNCofor), elles viennent de s'engager à mettre en service un millier de chaufferies bois, en milieu rural.

Avec le développement de l'utilisation du bois comme source d'énergie, ces communes entendent participer à la lutte contre le changement climatique (le bilan CO2 du bois combustible étant proche de zéro, notamment dans le cas d'une utilisation locale), à l'ouverture de nouveaux débouchés pour les propriétaires forestiers et au maintien ou renforcement d'une activité économique rurale.

Selon les besoins locaux, la puissance installée des chaufferies va de 0,1 à 2 MW, pour une production cumulée qui devrait atteindre 500 Mégawatts et éviter le rejet de 450 000 tonnes de CO2/an. D'un point de vue consommation, quelque 600 000 tonnes de bois seront utilisées chaque année.

En fonction des besoins, ces 1 000 chaufferies devraient contribuer au chauffage de divers projets pilotes représentatifs. Ainsi, dans les communes rurales il s'agira plutôt du chauffage de bâtiments publics (mairie, école...), tandis que dans des villes d'importance moyenne les chaufferies au bois viendront plus en remplacement d'un réseau de chaleur existant, faisant appel à une énergie fossile.

Pour la fédération, la réalisation de ce programme '1 000 chaufferies communales' devrait avoir un effet d'entraînement et pourrait encourager les régions à suivre la dynamique.